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POST Luxembourg prend une participation dans une spin-off du LCSB

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Publié le jeudi 22 octobre 2015

POST Luxembourg a pris une participation dans une société récemment créée par des chercheurs du Luxembourg Centre for Systems Biomedicine (LCSB) de l’Université du Luxembourg. La nouvelle entreprise, Information Technology for Translational Medicine (ITTM S.A.), est spécialisée dans la préparation et l’analyse de données provenant d’essais cliniques.

Par l’intermédiaire de sa filiale POST Capital, POST Luxembourg a acquis environ 35 % des actions d’ITTM. Le directeur général d’ITTM, le Dr Andreas Kremer, et le directeur général adjoint de POST Luxembourg, Joseph Glod, viennent de signer les contrats en question.

« Nous avons le plaisir d’accueillir POST, un des principaux groupes technologiques du Luxembourg, dans le capital d’ITTM », déclare le Dr Reinhard Schneider, directeur du Bioinformatics Core Facility au LCSB, principal fondateur d’ITTM et président du Conseil d’administration d’ITTM. « Avec cette participation, nous pouvons être certains qu’ITTM utilisera toujours du matériel et des technologies de sécurité de pointe pour le transfert et le stockage de données biomédicales. »

Traiter d’énormes données scientifiques

ITTM repose sur la longue expérience de Reinhard Schneider et de son équipe dans le traitement d’énormes jeux de données scientifiques. Leur expérience couvre la planification d’essais biologiques pour garantir la collecte de données exploitables, la préparation et la standardisation du stockage de ces résultats dans des bases de données et le développement de nouveaux outils bioinformatiques pour leur analyse.

« Notre expérience dans ce domaine n’est pas recherchée que par des chercheurs travaillant dans des établissements universitaires comme le LCSB », déclare Reinhard Schneider. « Les sociétés pharmaceutiques actives dans la recherche ont aussi de gigantesques volumes de données dans leur laboratoire et ont bien plus de connaissances scientifiques en stock. Si ces données sont analysées avec les dernières approches bioinformatiques, elles pourraient aboutir à de nouveaux débouchés diagnostiques ou thérapeutiques, même s’il semble qu’elles ont déjà été pleinement exploitées. »

Organiser la bioinformatique

L’Union européenne a aussi reconnu le potentiel et initié il y a quelques années un projet de recherche impliquant largement le LCSB : réunis dans un consortium appelé eTRIKS (European Translational Information and Knowledge Management System), des établissements universitaires et des sociétés pharmaceutiques ont mis au point des normes, méthodes et technologies communes pour réanalyser des données de diverses origines sous des angles nouveaux.

Le diable est dans les détails, comme l’explique Reinhard Schneider : « Nous étions responsables de la préparation des données ici – la conservation des données, comme nous disons. C’est comme si un camion-benne avait déversé des tonnes de données dans la cour. Ensuite, il faut les organiser, les standardiser, les étiqueter correctement et les stocker dans des bases de données. » Ce n’est pas une tâche particulièrement attirante, comme on peut se l’imaginer. « Mais très gratifiante », continue Schneider : « Par ce procédé, nous avons appris beaucoup de choses sur la façon d’appliquer des critères et procédures standardisés à des essais cliniques et sur l’organisation de la bioinformatique pour que l’analyse soit efficace. »

Garantir la sécurité de l’information

« Ce savoir-faire est la base de l’activité d’ITTM », affirme Andreas Kremer, le directeur général d’ITTM, qui envisage maintenant d’amener la société vers le succès économique. « Beaucoup de sociétés de l’industrie pharmaceutique nous demandent maintenant de re-préparer et analyser leurs données. Nous avons déjà conclu les premiers contrats et même réalisé avec succès plusieurs commandes. »

Les sociétés pharmaceutiques insistent particulièrement pour que leurs informations soient inaccessibles aux tiers - et restent disponibles même dans plusieurs années. C’est là qu’intervient POST Luxembourg qui exploite des centres de données au Luxembourg selon les normes de qualité les plus strictes. « Ici, nous trouverons toujours le matériel dernier cri pour les données de nos clients et une architecture de sécurité inégalée dans le monde entier », déclare Kremer.

Joseph Glod est ravi de ce compliment. Il voit dans la recherche biomédicale une opportunité stratégique pour POST : « Comme ces données sont extrêmement exigeantes envers l’informatique, nous devons être à la pointe de la technologie à tout moment. Le développement rapide de la biomédecine est un moteur qui nous aide à élaborer les normes et à rester un des leaders mondiaux dans l’implémentation. ITTM nous offre des opportunités de développement à long terme. C’est pourquoi nous n’avons pas hésité à participer à cette start-up très prometteuse. »

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À propos d’autres start-ups de l’Université du Luxembourg :

Communiqué de presse de l'Université du Luxembourg et de POST Luxembourg.