Les études luxembourgeoises ont la cote
Publié le mercredi 25 mars 2009
Des experts internationaux ont attribué une note A aux études luxembourgeoises, un des sept axes de recherche hautement prioritaires de l'université Pour les Études luxembourgeoises l’année passée était une période de travail fructueuse. « La production scientifique des Études luxembourgeoises en 2008 est impressionnante », résume le responsable, le professeur Michel Pauly, « la recherche en sciences humaines et sociales portant sur le Luxembourg a été très souvent sur le devant de la scène culturelle et politique du Grand-Duché ». La production des chercheurs en Études luxembourgeoises s’élève à 8 livres, à 52 articles dans des revues scientifiques et ouvrages collectifs et à 61 communications à des colloques nationaux et internationaux. De plus, 18 colloques ont été organisés, et 22 thèses de doctorat sont en cours. Cette belle moisson s’est vue confirmée sur le plan qualitatif par une note A décernée par le panel d’experts internationaux dans le cadre de l’évaluation externe de l’Université. Les Études luxembourgeoises se concentrent sur la langue et la littérature luxembourgeoises, la société luxembourgeoise, la question identitaire dans ses dimensions sociales et historiques, l’aménagement du territoire, les flux migratoires et l’intégration. Le but est de développer des instruments permettant de promouvoir la cohésion sociale au Grand-Duché. Actuellement, cet axe de recherche comprend une bonne centaine de chercheurs. Une présentation des projets de recherche en cours peut être consultée sur le site http://cril.uni.lu. Dans une première phase les recherches ont essentiellement visé à mettre au point des instruments de travail qui faisaient largement défaut au Luxembourg tels qu’atlas, bibliographies, dictionnaires, grammaires etc. Par sa priorité de recherche en « Etudes luxembourgeoises » l’université répond à des questions fondamentales de la société luxembourgeoise et à des besoins très spécifiques d’administrations et institutions culturelles de l’Etat. Les Études luxembourgeoises, dont une des caractéristiques est l’interdisciplinarité, se composent de 7 laboratoires de recherche, dont le « Laboratoire en linguistique et littératures luxembourgeoises », qui a démarré en automne 2006 sous la direction du professeur Peter Gilles, ainsi que les laboratoires en histoire, en géographie et aménagement du territoire, en linguistique et littérature françaises et en linguistique et littérature allemandes. En 2008, l’axe de recherche a été renforcé par l’adhésion du laboratoire en Gender Studies et de celui de Sciences politiques. Le Laboratoire de Linguistique et Littératures luxembourgeoises, par exemple, a continué à offrir sa formation ‘Lëtzebuergesch als Friemsprooch’ destinée à des enseignants qui voudraient familiariser des étrangers avec la langue luxembourgeoise. La demande pour ces cours continue à dépasser largement le nombre d’étudiants qui peuvent être acceptés, à savoir 28 personnes. Avec le vote de la nouvelle loi sur la naturalisation qui renforce les conditions linguistiques pour l’obtention de la nationalité luxembourgeoise, les besoins d’une telle formation iront encore s’amplifiant. En ce qui concerne les projets de recherche du laboratoire, citons « Lexicolux » (Erschließung und Vernetzung lexikographischen Wissens über das Luxemburgische), le projet « Private Schriftlichkeit im Luxemburg des 20. Jahrhunderts », le „Luxogramm“ (Grammatisches Informationssystem zum Luxemburgischen), ou encore le projet „Verbolux“ (L’essai de systématisation et de grammatisation des verbes luxembourgeois). La mise en place d’un master en langues, cultures et media avec des options d’approfondissement en luxembourgeois, allemand, français et arts visuels et des cours complémentaires en histoire et sociologie du Luxembourg, a certes été retardée pour des raisons externes, mais est en instance d’autorisation. Le recrutement d’un professeur de sociologie, spécialisé en questions migratoires, devra permettre de compléter les recherches dans le domaine ‘société’, alors qu’elles sont déjà bien avancées dans les deux domaines ‘langue’ et ‘culture’. En dehors des laboratoires, de façon transversale, fonctionnent deux projets de recherche communs : la conception d’un Atlas digital multidisciplinaire, interactif et dynamique du Luxembourg et de la Grande Région (www.gr-atlas.uni.lu) ainsi que le projet de recherche sur les Identités socio-culturelles et politiques identitaires au Luxembourg. Les recherches ont également trouvé une application directe dans l’enseignement sous forme d’un cycle de conférences obligatoires pour les étudiants du « Bachelor en cultures européennes » portant sur « Terres Rouges – approche interdisciplinaire et transnationale ». De plus, le déménagement en février 2008 vers le campus Walferdange a grandement contribué à une meilleure coopération entre les laboratoires dorénavant regroupés dans un seul bâtiment. Pour plus d’information: Prof. Dr. Michel Pauly, tél. 46 66 44 – 6659, michel.pauly@uni.lu |
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