2010 à 2013: qualité et croisssance modérée
Publié le vendredi 29 janvier 2010
Le deuxième plan quadriennal a été présenté le jeudi 21 janvier par le ministre de l’enseignement supérieur, François Biltgen, et par le recteur, Rolf Tarrach. C’est ensemble avec le président du Conseil de Gouvernance, Raymond Kirsch, que ces derniers ont également signé le « Contrat d’établissement » entre l’université et l’État. Pour l’université, les objectifs les plus importants pour les quatre années à venir sont donc la garantie de la qualité, la consolidation des acquis, le renforcement du profil ainsi que l’amélioration et le développement des formations et des activités de recherche. C’est surtout par le recrutement de chercheurs et d’enseignants de renom que l’université compte garantir la qualité de la recherche et de l‘enseignement . En outre, les premières formations universitaires doivent être accréditées. « Le recrutement de bons scientifiques prend plus de temps que l’on ne pense » : telle est la conclusion que le recteur Rolf Tarrach a tirée de l’expérience des années antérieures. Et de justifier la stratégie pour les années 2010-2013 par ces termes : « attendu que l’université tient à la qualité de son personnel et comme l’espace est limité - et ce, jusqu’au déménagement à Belval - le nombre d’étudiants, de formations et de collaborateurs ne pourra donc que croître modérément. Le nombre total d’étudiants devrait passer de 4400, moyenne de 2009, à 5400 étudiants, et c’est surtout la quantité d’étudiants en Master qui devrait croître, passant de 545, en 2009, à environ 1300, en 2013. La création de nombreux nouveaux masters est également au programme: les sciences naturelles lanceront un « Master in physics of condensed matter » et un « Master in computer security », un Master en droit économique européen, un autre en droit financier européen et international et un dernier en droit luxembourgeois devraient voir le jour dans le domaine juridique, tandis que les sciences économiques devraient inaugurer un « Master en audit » et un « Master in international business ». Pour ce qui est des sciences humaines, celles-ci prévoient la création de masters tels qu’un master en gouvernance européenne, en architecture, en sciences sociales, et un autre pour la formation des enseignants du secondaire. La quantité de logements pour étudiants augmentera aussi de manière considérable : de 400 chambres à l’heure actuelle, elle passera à 600. Pour ce qui est des activités de recherche à l’université, celles-ci seront menées selon cinq priorités thématiques. Seront plus particulièrement renforcés, le domaine de la finance - sous la conduite de la « Luxembourg School of Finance »-, la sécurité informatique, - sous la conduite du centre interdisciplinaire « Security, Reliability and Trust », les sciences de la vie au « Luxembourg Centre for Systems Biomedicine », le droit économique et européen et enfin, les activités liées à l’éducation et à l’apprentissage dans un contexte multilingue. Avec la signature du contrat d’établissement entre l’université et l’État, le gouvernement accepte le cadre financier proposé par l’université. Ainsi, les contributions financières du ministère de l’enseignement supérieur d’environ 72 millions d’Euros, en 2009, devraient progressivement atteindre les 119 millions, en 2013. Une augmentation d’un tiers du personnel est aussi prévue, ce dernier devant atteindre les 930 salariés. L’université souhaite par ailleurs bénéficier davantage de financements externes et créer trois nouvelles chaires. Le nouveau plan quadriennal définit aussi le profil de l’institution : l’Université du Luxembourg se veut surtout une université internationale et multilingue centrée sur la recherche. Elle forme principalement des étudiants de master et des doctorants, travaille de manière interdisciplinaire et entretient des contacts étroits avec le monde économique. Elle encourage la mobilité de ses étudiants avec un semestre obligatoire à l’étranger et de nombreux accords d’échange, et entretient des relations étroites tant avec ses étudiants qu’avec la société et le monde du travail. Comme l’a souligné le recteur, le plan quadriennal constitue une base de travail stratégique qui propose des mesures concrètes mais qui ne peut être concrétisé qu’avec l’énergie et la motivation de l’ensemble des collaborateurs de l’institution. Le document, auquel les facultés, les centres de recherche et le rectorat ont travaillé une année durant, a été présenté au gouvernement en novembre 2009. Il sert de base pour le contrat d’établissement, établi pour une durée de quatre ans entre l’université et l’État, qui a été approuvé par le gouvernement, le 15 janvier dernier. Le plan quadriennal complet est téléchargeable sur: https://wwwfr.uni.lu/universite/documents |
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