Biomédecine

 

 

Luxembourg Centre for Systems Biomedicine : faire avancer la biomédecine

Le Luxembourg Centre for Systems Biomedicine (LCSB) est l’un des deux centres de recherche interdisciplinaires de l’Université du Luxembourg. Son objectif est de faire avancer la recherche biomédicale en réunissant la biologie des systèmes et la médecine. Pour ce faire, des biologistes, des médecins, des informaticiens, des ingénieurs et des mathématiciens étudient les cellules, les organes et les organismes sous un nouvel angle. Leurs résultats permettent de mieux comprendre les mécanismes responsables de l’apparition de maladies et engendrent de nouvelles méthodes de diagnostic et de traitement.

 

 

La priorité : la maladie de Parkinson et le métabolisme cellulaire

Les maladies neurodégénératives telles que celle de Parkinson sont au cœur du travail de recherche du LCSB. Comme l’explique son fondateur et directeur, le professeur Rudi Balling, l’équipe du centre étudie principalement l’influence des gènes et de l’environnement sur l’apparition de la maladie et contribue ce faisant au développement de nouvelles approches dans le domaine de la médecine personnalisée : « Nous essayons de décrypter les processus du métabolisme cellulaire et de définir l’influence qu’ils exercent sur notre santé. Pour ce faire, nous recourons à la fois à des analyses de laboratoire et à la bioinformatique moderne. Nos analyses et simulations permettent ensuite d’élaborer de nouveaux médicaments, par exemple. »

Grâce à des analyses moléculaires, le LCSB fait en outre de nouvelles découvertes sur les communautés microbiennes complexes, leurs interactions avec l’environnement ainsi que le rôle qu’elles jouent vis-à-vis de différentes maladies. Mais les chercheurs recourent également à des approches mathématiques et informatiques, par exemple pour déterminer l’influence des réseaux moléculaires sur les processus biologiques. Le plus grand centre de données scientifiques du Luxembourg, Bioinformatics Core, est à leur disposition en tant que pilier technologique.

 

 

Voir aussi :

 

 
Prenez part à la recherche sur la maladie de Parkinson!

 

Stratégie de l’innovation : rendre les résultats rapidement applicables

Fondé en 2009, le LCSB emploie aujourd’hui quelque 220 collaborateurs. Il est financé par le Fonds National de la Recherche, l’Union européenne ainsi que d’autres fonds internationaux. Au cours de ses six ans d’existence, le LCSB a reçu 30 millions d’euros uniquement issus de fonds compétitifs et plus de 230 articles scientifiques ont passé avec succès les procédures d’évaluation.

Pour pouvoir contribuer concrètement à l’économie du nouveau Luxembourg, le LCSB met par ailleurs en œuvre une stratégie d’innovation globale. « Nous nous focalisons sur la collaboration avec le secteur industriel de manière à transformer rapidement la recherche fondamentale en innovation applicable », explique Rudi Balling. Les douze brevets et trois entreprises dérivées du LCSB prouvent que cette stratégie porte ses fruits.

 

National Centre of Excellence in Research on Parkinson's Disease

Le programme de recherche du National Centre of Excellence in Research on Parkinson's Disease (NCER-PD) vise à améliorer le diagnostic et la stratification de la maladie de Parkinson en combinant des données cliniques et moléculaires détaillées de patients afin de développer de nouvelles signatures de biomarqueurs de la maladie. L’objectif ultime est de diagnostiquer la maladie de Parkinson à un stade plus précoce et avec une meilleure spécificité que ce qui est possible actuellement.

Le LCSB collabore à cette fin avec des cliniciens et scientifiques du Centre Hospitalier de Luxembourg (CHL), du Luxembourg Institute of Health (LIH) et de la Integrated Biobank of Luxembourg (IBBL) afin de constituer une cohorte de pointe sur la maladie de Parkinson au sein de laquelle les participants sont caractérisés en détail, tant sur le plan clinique que moléculaire.

La collaboration avec des groupes internationaux nous permet également d'intégrer dans notre travail de recherche leurs cohortes et leurs données. Sur la base des données cliniques et moléculaires, nous utilisons des méthodes de modélisation informatique et l’apprentissage automatique pour comprendre les mécanismes sous-jacents de la pathogenèse de la maladie de Parkinson, mais aussi pour identifier et valider les signatures de ses biomarqueurs.

 

Les mégadonnées dans le secteur de la santé

De nombreuses expériences cliniques ont été réalisées dans le cadre de la recherche pharmacologique au fil des ans, ce qui a généré d’énormes quantités de données. Si celles-ci ne sont quasiment pas compatibles entre elles, elles renferment néanmoins de précieuses informations pouvant mener à de nouvelles approches thérapeutiques qui n’attendent que d’être découvertes, à condition qu’on parvienne à les comparer et à les interpréter.

Le groupe Bioinformatics Core, géré par le Dr Reinhard Schneider, contribue à déchiffrer ce trésor de connaissances. Les chercheurs fournissent les exigences scientifiques et techniques nécessaires à cette fin et sont impliqués dans des projets de recherche à un stade précoce, idéalement dès la première phase de planification des expériences, dans la conception des structures de données. Ils y sont également impliqués au stade ultime, pour garantir que les infrastructures telles que le stockage de données et la puissance de calcul sont disponibles pour réaliser facilement ces analyses.

Ils ont récemment mis sur pied la spin-off Information Technology for Translational Medicine (ITTM S.A.), qui permet aux clients issus des universités et des industries d’exploiter leurs données et amorce la mise en œuvre des « mégadonnées dans le secteur de la santé ».

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