Faits et chiffres

Selon l’article 54, paragraphe 2, de la directive européenne 2010/63/UE, chaque État membre doit collecter et publier chaque année des informations statistiques sur l’utilisation d’animaux dans des procédures scientifiques. Le ministère de l’Agriculture tient des registres du nombre d’animaux utilisés dans ces procédures au Luxembourg chaque année. Ces chiffres sont communiqués à la Commission européenne, qui les intègre dans les rapports statistiques européens publiés sur son site web.

Le LCSB s’est engagé à faire preuve de transparence en ce qui concerne l’utilisation d’animaux dans la recherche scientifique. Dans le cadre de cet engagement, nous vérifions et publions le nombre d’animaux utilisés dans des projets de recherche au LCSB sur cette page.

En 2015, le nombre d’animaux impliqués dans des procédures menées au LCSB se répartissait comme suit.

1235 animaux au total, comprenant:

  • 1235 souris
  • 0 poissons-zèbres
  • 0 rats
  • 0 primates
  • 0 chats
  • 0 chiens

Nous déployons des efforts constants pour remplacer, réduire et raffiner notre utilisation d’animaux à des fins de recherche. Nous n’avons recours aux animaux que lorsqu’aucune méthode alternative n’est disponible et les souris « transgéniques » (génétiquement modifiées) ont remplacé bon nombre d’animaux d’ordres supérieurs comme modèles pour les maladies humaines. Nous n’utilisons pas d’autres mammifères que des rongeurs au LCSB.

Souris

   

Malgré les progrès réalisés dans le domaine des modèles non animaux, les souris transgéniques offrent souvent le meilleur moyen de mieux comprendre les maladies humaines. Quatre gènes humains sur cinq sont aussi présents chez les souris, ce qui fait de ces animaux un bon point de départ pour mener des recherches sur des maladies humaines. La modification du patrimoine génétique des souris via l’introduction ou la suppression de gènes constitue une méthode bien établie pour découvrir la fonction d’un gène spécifique dans un organisme malade ou en bonne santé. Ces connaissances sont essentielles pour élaborer des nouveaux traitements plus efficaces.

Poissons-zèbres

   

Les poissons-zèbres sont de petits poissons tropicaux utilisés pour étudier la fonction des gènes pendant la phase de développement embryonnaire. 70 % des gènes impliqués dans les maladies humaines sont également présents chez le poisson-zèbre. Les embryons transparents de cette espèce sont parfaits pour réaliser des criblages moléculaires (recherche de nouvelles molécules susceptibles de devenir des médicaments) ou étudier les processus de développement. Pour plus d’informations sur les recherches menées par le LCSB sur des poissons-zèbres, veuillez consulter le site du groupe Chemical Biology.

 

FAQ

Pourquoi l’expérimentation animale est-elle nécessaire ?

Les recherches ayant recours à des animaux sont essentielles pour comprendre les mécanismes biologiques des maladies, aussi bien chez l’être humain que chez d’autres animaux. Sans ces recherches, bon nombre de médicaments, d’antibiotiques, de vaccins et de techniques chirurgicales modernes que nous considérons comme acquis en médecine humaine et vétérinaire n’existeraient pas aujourd’hui.Les animaux sont utilisés pour étudier la biologie fondamentale, pour modéliser des maladies et pour tester de nouveaux traitements potentiels avant de les tester sur des sujets humains. L’expérimentation animale n’est utilisée que lorsqu’aucune méthode alternative n’est disponible.

Quel type de recherches animales le LCSB mène-t-il ?

Une partie des projets comportant des expérimentations animales sont des projets de recherche fondamentale. Ils ont par exemple pour objectif de comprendre le développement humain et animal, ainsi que le fonctionnement de notre système nerveux et de notre cerveau. Ces connaissances sont essentielles pour améliorer notre compréhension des mécanismes responsables de notre état de santé.

D’autres projets visent à lutter contre certaines maladies en particulier, en nous aidant par exemple à comprendre comment la maladie de Parkinson affecte le cerveau et comment elle pourrait être soignée.

Testez-vous des produits cosmétiques sur des animaux ?

Non. Il est interdit de tester des produits cosmétiques sur des animaux dans l’ensemble de l’Union européenne.                                                                                                   

Qu’est-ce qu’une procédure ?

La directive européenne définit une « procédure » comme toute utilisation, invasive ou non, d’un animal à des fins expérimentales ou à d’autres fins scientifiques, dont les résultats sont connus ou inconnus, ou à des fins éducatives, susceptible de causer à cet animal une douleur, une souffrance, un stress ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l’introduction d’une aiguille conformément aux bonnes pratiques vétérinaires.

Le terme « procédure » recouvre donc l’élevage d’animaux en laboratoire et les expériences scientifiques. Toutes les expériences comprennent des procédures, mais toutes les procédures ne sont pas des expériences. Une procédure peut être aussi bénigne qu’une injection ou aussi lourde qu’une greffe d’organe. L’élevage d’animaux génétiquement modifiés est également considéré comme une procédure, car les modifications génétiques de l’apparence normale, ou « phénotype », d’un animal peuvent occasionner des souffrances. En 2015, 94% de toutes les procédures menées au LCSB impliquaient la naissance d’une souris génétiquement modifiée.