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Former les chercheurs de demain, experts en données, au Luxembourg

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Publié le jeudi 04 octobre 2018

L’Université du Luxembourg, en collaboration avec les centres de recherche publics LIST (Luxembourg Institute of Science and Technology) et LISER (Luxembourg Institute of Socio-Economic Research), a récemment lancé l’Unité de formation doctorale (Doctoral Training Unit, DTU) sur la modélisation numérique et ses applications (Data-driven Computational Modelling and Applications, DRIVEN).

Doté d’un budget de 3,4 millions d’euros sur six ans, ce programme pionnier formera une nouvelle génération de chercheurs en début de carrière possédant les connaissances et les compétences nécessaires pour résoudre des problèmes de données complexes dans tous les secteurs de l’économie.

Troisième pilier de la recherche scientifique

La compréhension du monde, qui devient de plus en plus complexe et génère de plus en plus de données, repose sur la capacité à construire des modèles robustes et fiables. Avec la théorie et l’expérimentation, les sciences informatiques et sciences des données sont devenues le troisième pilier de la recherche scientifique. Aujourd’hui, elles sont à la base de la plupart des avancées technologiques, économiques et sociétales. « Nous sommes entrés dans une ère où l’explosion du volume de données offre d’énormes possibilités, mais seulement à ceux qui sont capables de les exploiter.

Nous nous trouvons à un tournant où la réussite économique d’un pays est déterminée par sa capacité à exploiter les vastes quantités d’informations produites quotidiennement », explique le professeur Andreas Zilian, coordinateur de la DTU DRIVEN à l’Université du Luxembourg.

Élaborer des approches communes axées sur les données

La spécificité de la DTU DRIVEN réside dans son interdisciplinarité, car elle couvre un large éventail de domaines, des sciences dures aux sciences humaines, y compris l’économie, et regroupe des chercheurs de trois écoles doctorales (DSSE, DSEF, DSHSS) et de trois institutions (Uni.lu, LIST, LISER). Le principal défi consiste donc à élaborer des approches communes à un certain nombre d’applications dans divers domaines de recherche.

« Au sein de la DTU, les doctorants acquerront une solide formation en sciences des données afin d’utiliser et de développer des approches transdisciplinaires de modélisation fondées sur les données. Basée sur des algorithmes d’apprentissage machine, la modélisation orientée par les données permet d’identifier de nouvelles relations entre les données, de réévaluer, de reformuler et d’améliorer les connaissances précédemment établies », explique le professeur Zilian.

Trois groupes de recherche

La DTU sera composée de 19 doctorants répartis en trois groupes, à savoir « Computational Physics and Engineering Sciences », « Computational Biology and Life Sciences » et « Computational Behavioural and Social Sciences ». Dans le premier groupe, ils exploreront l’identification des paramètres des modèles physiques pour mieux comprendre, par exemple, les relations entre la composition, la structure et les propriétés des cristaux moléculaires. Dans le deuxième groupe, ils étudieront la classification des observations pour automatiser des tâches fastidieuses et coûteuses comme la classification des images de maladies neurodégénératives. Dans le troisième groupe, ils observeront les liens entre les différentes données recueillies pour mieux analyser et prévoir les tendances, comme les réseaux sociaux en ligne.

Financée par le Fonds National de la Recherche (FNR), la DTU DRIVEN enrichira le paysage socio économique luxembourgeois en renforçant l’approche fondée sur les données et en augmentant l’impact des domaines scientifiques cruciaux pour l’économie et la société du pays.

Pour plus d'informations : https://driven.uni.lu