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Distant but more connected than ever

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Publié le vendredi 20 mars 2020

Il y a quelques mois, nous étions tous loin d’imaginer la situation qui est la nôtre aujourd’hui. Un campus désert. En moins d’une semaine, les auditoires se sont vidés, le joyeux vacarme des cantines à fait place au silence et seuls les rayons du soleil pénètrent encore dans les salles de conférences de la Maison des Sciences Humaines. Tout semble à l’arrêt. Pourtant, il suffit de se connecter en ligne pour comprendre que notre Faculté est plus que jamais vivante et bien loin d’être silencieuse.

Professeurs, étudiants, personnel administratifs, tous se mobilisent depuis les quatre coins de la grande région pour maintenir la recherche et l’enseignement. « Le passage à l’enseignement à distance est un immense défi pour nous tous, mais il semble bien nous réussir. Nous observons déjà de belles initiatives et une belle créativité de la part des professeurs» se réjouit Georg Mein, doyen de la Faculté.

Mardi matin, 8h. 

C’est sur webex que Philippe Poirier, professeur de sciences politiques, donne rendez-vous à ses étudiants. « sur 120 étudiants, 80 se sont présentés au cours en ligne », explique-t-il heureux de sentir la motivation des bacheliers. « Je n’avais jamais organisé de cours en ligne avec autant d’étudiant. Les résultats sont très positifs. Très vite ils ont commencés à interagir via le chat de l’application et les échanges étaient encore plus présents que dans l’amphithéâtre habituel. Les questions étaient également plus structurées et - je dois l’avouer - mes réponses aussi. Le fait d’être en ligne nous a tous forcés à être plus concis », remarque le professeur. Il ajoute : "il faut maintenant s’habituer à ce nouveau mode d’enseignement. La gestuelle ne peut pas être la même que dans un auditoire quand on est seul face à une caméra».

Du côté des étudiants, le changement soudain est un peu déstabilisant. « Tout est allé si vite, c’est un peu perturbant. Mais nous avons déjà testés les différentes applications entre nous pour être prêts pour nos prochains cours » raconte Adriana, une étudiante du Master en Enseignement Secondaire. « L’avantage d’être coincés à la maison, c’est que nous avons plus de temps pour lire les documents proposés par nos professeurs et bien préparer nos cours » ajoute sa collègue de classe Juliana.

Chez les enseignants comme chez les étudiants, la collaboration et l’entraide sont au cœur de ce changement forcé. « Je vais contacter mes collègues afin que nous partagions nos expériences pour améliorer les prochains cours », assure Philippe Poirier. Adriana et Juliana de leur côté comptent sur la solidarité de leur classe « Notre plus grande crainte c’est d’oublier un cours, de manquer un email, une consigne. Nous utilisons un groupe Whatsapp où nous partageons toutes les informations reçues avec notre classe».

Comme chaque crise, celle que nous traversons actuellement sera marquée par un avant et un après et l’enseignement à distance y occupera une place considérable. « Cela me donne déjà des idées pour l’avenir. Je pense organiser des cours avec plusieurs intervenants à distance. » partage le professeur de sciences politiques. La Faculté compte bien capitaliser sur la créativité de ses membres. «Nous allons partager toutes ces belles initiatives sur un site dédié à l’e-learning. Elles serviront à tous les professeurs aujourd’hui et à l’avenir. C’est une période difficile, mais aussi pleine d’opportunités d’évolutions pour l’enseignement » conclut Georg Mein.